April 7, 2026

Le scénario envisagé repose sur plusieurs hypothèses centrales :
Dans cette configuration :
Le pétrole ne resterait pas nécessairement sur des pics extrêmes, mais pourrait s’ancrer durablement dans une zone comprise entre 110 et 130 dollars par baril.
Le choc énergétique cesserait alors d’être un événement ponctuel pour devenir un nouvel environnement structurel.
Lorsqu’un conflit devient durable, les mécanismes économiques changent de nature.
Au départ, les marchés réagissent généralement à court terme :
Mais avec le temps, les agents économiques commencent à intégrer ce nouvel environnement.
Les entreprises adaptent progressivement leurs chaînes de production :
Les États réorientent également leurs priorités budgétaires :
Le sujet devient alors moins celui du “choc” que celui de l’efficacité économique globale.
L’inflation resterait probablement plus persistante dans un tel scénario.
Le moteur principal viendrait :
Le pic inflationniste de 2022 pourrait ne pas être reproduit à l’identique, mais les banques centrales devraient probablement gérer un environnement durablement plus complexe.
La réaction monétaire pourrait se faire en deux phases :
Cette combinaison créerait un environnement économique moins dynamique :
L’Europe apparaîtrait particulièrement vulnérable dans ce scénario :
Les marchés financiers évolueraient eux aussi vers un nouveau régime.
Dans un premier temps, une forte correction resterait possible face :
Mais avec le temps, les investisseurs pourraient progressivement s’adapter à ce nouvel environnement.
Plusieurs secteurs pourraient bénéficier d’un conflit durable :
À l’inverse, les secteurs dépendants :
pourraient rester plus fragilisés.
La dispersion des performances entre secteurs et zones géographiques deviendrait probablement beaucoup plus importante.
Le changement majeur serait psychologique :
les marchés ne chercheraient plus à anticiper la fin du conflit, mais à fonctionner durablement avec lui.
L’un des principaux enseignements des grands conflits récents est que les marchés sous-estiment souvent leur durée.
En 2022, beaucoup anticipaient une guerre courte en Ukraine.
Dans ce scénario de 2027, plusieurs conflits longs redessinent progressivement l’économie mondiale.
Le risque principal n’est alors plus uniquement l’escalade militaire.
Le véritable changement est la normalisation progressive de l’instabilité :
L’économie mondiale continuerait probablement de fonctionner.
Mais dans un environnement plus fragmenté, plus coûteux et moins efficace.