Bilan hebdomadaire des marchés (16–20 juin 2025) : géopolitique, banques centrales et signaux de ralentissement

June 22, 2025

Les faits de marché

Des performances contrastées selon les régions

Les marchés américains ont terminé la semaine sans direction marquée :

  • S&P 500 : -0,1 %
  • Nasdaq : +0,2 %
  • Russell 2000 : +0,5 %

Cette résistance contraste avec l’Europe :

  • EuroStoxx 600 : -1,5 %
  • CAC 40 : -1,2 %
  • DAX : -0,7 %

Du côté obligataire, le rendement du Trésor américain à 10 ans a légèrement reculé à 4,39 %, tandis que l’indice VIX est resté globalement stable.

Une année atypique pour les actions

Le graphique associé met en évidence une dynamique inhabituelle des marchés actions en 2025. Malgré des incertitudes économiques et géopolitiques persistantes, les indices américains continuent de faire preuve d'une résilience notable, avec une participation plus large qu'au cours des années précédentes.

Géopolitique : le conflit Israël-Iran au centre de l’attention

Une prime de risque sur le pétrole

L’intensification des tensions entre Israël et l’Iran a constitué le principal facteur géopolitique de la semaine.

Le Brent a progressé de 4 %, atteignant environ 77 dollars le baril, à proximité de ses plus hauts niveaux de l’année.

Cette hausse reflète l’intégration par les marchés d’un risque accru sur l’approvisionnement énergétique mondial, même si aucune perturbation majeure de l’offre n’est évoquée dans les éléments disponibles.

Réaction des autres actifs

Les mouvements observés restent relativement contenus :

  • Dollar : +0,6 % face aux principales devises ;
  • Bitcoin : -2,1 % sur la semaine.

Ces évolutions traduisent une légère montée de l’aversion au risque, sans déclencher de mouvement de panique.

Banques centrales : le statu quo domine

Une Fed toujours prudente

La Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux directeurs dans une fourchette de 4,25 % à 4,50 %.

Selon les projections mentionnées :

  • deux baisses de taux restent envisagées d’ici la fin de l’année ;
  • les anticipations d’inflation ont légèrement augmenté ;
  • les perspectives de croissance ont été revues à la baisse.

Cette combinaison illustre un environnement où la banque centrale continue de composer avec des signaux économiques contradictoires.

Des décisions similaires ailleurs

La semaine a également été marquée par plusieurs réunions monétaires importantes :

Banque d’Angleterre

La Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur à 4,25 %, tout en révélant des divergences d’appréciation parmi ses membres.

Banque nationale suisse

La Banque nationale suisse a procédé à une baisse de taux, sans provoquer de réaction majeure sur les marchés.

Banque du Japon

La Banque du Japon a conservé son taux à 0,5 %, conformément aux attentes.

Les signaux économiques à surveiller

Consommation américaine en ralentissement

Les ventes au détail aux États-Unis ont reculé de 0,3 %.

Même si une seule publication ne permet pas de tirer de conclusion définitive, ce chiffre s’inscrit dans un contexte où plusieurs indicateurs suggèrent une modération progressive de l’activité.

Immobilier sous pression

Les mises en chantier américaines ont atteint leur plus faible niveau depuis cinq ans.

Le secteur immobilier demeure particulièrement sensible aux conditions de financement et constitue souvent un indicateur avancé de l’évolution du cycle économique.

Un marché du travail qui perd en dynamisme

Les créations d’emplois ont légèrement dépassé les attentes, mais restent modestes par rapport aux rythmes observés précédemment.

Le taux de chômage est resté stable à 4,2 %.

Lecture : fondamentaux vs mécanique de marché

Les marchés continuent d’évoluer dans un environnement marqué par plusieurs forces contradictoires.

D’un côté, les banques centrales restent prudentes et maintiennent globalement des conditions monétaires restrictives. De l’autre, plusieurs indicateurs économiques montrent des signes de ralentissement, notamment dans la consommation et l’immobilier américains.

Parallèlement, les tensions géopolitiques renforcent l’incertitude sans provoquer, à ce stade, de choc majeur sur les marchés financiers.

Cette combinaison explique en partie pourquoi les actifs risqués restent relativement stables malgré un flux d’actualités dense et parfois préoccupant.

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