June 2, 2025

Les marchés actions ont poursuivi leur progression au cours de la semaine.
Aux États-Unis, le S&P 500 a gagné 2,0 %, tandis que le Nasdaq a progressé de 2,2 %. Le mois de mai s’est révélé particulièrement favorable pour les actions américaines, avec une hausse de 6,1 % du S&P 500, présentée comme sa meilleure performance mensuelle depuis 1990.
Les valeurs technologiques et les entreprises liées à l’intelligence artificielle ont continué d’alimenter cette dynamique. Les petites capitalisations ont également progressé, mais dans une moindre mesure, avec une hausse hebdomadaire de 1,6 % pour le Russell 2000.
En Europe, les performances sont restées positives mais plus modestes :
La baisse de l’indice VIX de 16 % sur la semaine traduit également une détente de la volatilité implicite sur les marchés actions américains.
Le principal sujet géopolitique de la semaine reste la politique commerciale américaine.
Donald Trump a reporté au 9 juillet l’entrée en vigueur de nouvelles taxes de 50 % visant les importations européennes.
Dans le même temps, le tribunal américain du commerce international a bloqué une large partie des droits de douane concernés, estimant que ces mesures dépassaient les prérogatives légales de l’exécutif.
Cette décision a toutefois été suspendue temporairement par une cour d’appel, laissant le dossier dans une situation d’incertitude juridique.
Cette succession d’annonces et de contre-annonces entretient un environnement difficilement lisible pour les entreprises comme pour les investisseurs.
Les relations entre Washington et Pékin ont également suscité l’attention des marchés.
Donald Trump a accusé la Chine d’avoir enfreint l’accord commercial conclu en Suisse deux semaines auparavant.
Parallèlement, les déclarations du Secrétaire américain au Trésor évoquant des négociations « au point mort » ont renforcé les interrogations sur la solidité de la trêve en cours.
Les discussions interviennent dans un contexte déjà marqué par plusieurs sujets sensibles, notamment les sanctions technologiques, les restrictions concernant certains minerais stratégiques et les tensions autour de Taïwan.
Sur le plan macroéconomique, les investisseurs continuent d’analyser chaque indicateur à travers le prisme de la politique monétaire américaine.
L’indice PCE Core — l’une des mesures de l’inflation les plus suivies par la Réserve fédérale — a progressé de 2,1 % sur un an, se rapprochant de l’objectif de long terme de la banque centrale.
Dans le même temps, les dépenses de consommation ont fortement ralenti en avril avec une hausse de seulement 0,1 %, tandis que la confiance des consommateurs a rebondi.
Ces données alimentent les débats sur le rythme de l’économie américaine et sur les prochaines décisions de la Fed.
La semaine a été marquée par une amélioration de l’appétit pour le risque.
Selon les éléments présentés, les fonds spéculatifs ont renforcé leur exposition aux marchés actions, avec un intérêt particulièrement marqué pour les valeurs technologiques. Les achats nets dans ce secteur atteindraient leur niveau le plus élevé depuis dix ans.
Plusieurs rendez-vous économiques majeurs sont attendus.
Ces publications pourraient contribuer à préciser les anticipations concernant l’évolution de la politique monétaire américaine.
Le contraste observé actuellement entre la progression des marchés actions et la persistance de nombreuses incertitudes reste notable.
D’un côté, les investisseurs bénéficient d’indicateurs d’inflation plus favorables et d’une activité économique qui demeure résiliente. De l’autre, les tensions commerciales et géopolitiques continuent de constituer des facteurs de risque susceptibles d’influencer rapidement le sentiment de marché.
La baisse de la volatilité observée cette semaine suggère un retour de l’appétit pour le risque. Toutefois, l’attention reste fortement concentrée sur les décisions politiques et les prochaines statistiques économiques.