BRICS : vers une véritable alternative à l’ordre économique occidental ?

July 7, 2025

Les faits de marché

Un bloc devenu incontournable

Le sommet des BRICS organisé à Rio a réuni dix pays membres.

Selon les éléments présentés, cet ensemble représente :

  • 49 % de la population mondiale ;
  • 39 % du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat (PPA).

Ces chiffres illustrent le poids démographique et économique croissant du groupe dans l’économie mondiale.

Des ambitions institutionnelles affirmées

Les BRICS affichent plusieurs objectifs communs :

  • réformer la gouvernance mondiale ;
  • accroître le rôle des monnaies locales dans les échanges ;
  • réduire leur dépendance aux institutions dominées par les États-Unis et leurs alliés.

Les institutions visées incluent notamment :

  • l’ONU ;
  • le FMI ;
  • l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Une croissance portée par les économies émergentes

Un rythme supérieur aux pays développés

Selon les données fournies :

  • les économies développées affichent une croissance de 1,5 % ;
  • les marchés émergents enregistrent une croissance de 3,8 %.

Cette différence contribue à renforcer le poids relatif des économies émergentes dans l’économie mondiale.

Les moteurs de cette dynamique

Les éléments présentés associent cette croissance à plusieurs facteurs :

  • une démographie plus dynamique ;
  • des capacités industrielles en expansion ;
  • le développement des échanges entre pays émergents.

Ces partenariats dits « Sud-Sud » occupent une place croissante dans les échanges internationaux.

Une montée en puissance sur le long terme

Selon les données mentionnées, la part des BRICS dans le PIB mondial nominal aurait presque triplé depuis 2000 pour dépasser 30 %.

Dans le même temps, la part du G7 serait passée sous 45 %.

Un groupe élargi mais hétérogène

Les BRICS ne se limitent plus à cinq pays

L’élargissement du bloc marque une nouvelle étape de son développement.

Les éléments présentés mentionnent désormais l’intégration ou le rapprochement de plusieurs pays :

  • Iran ;
  • Égypte ;
  • Émirats arabes unis ;
  • Éthiopie ;
  • Arabie saoudite, dont l’adhésion reste évoquée comme potentielle.

Cette extension vise à renforcer la représentation des économies émergentes et du « Sud global ».

Des intérêts parfois divergents

Cette diversification accroît également la complexité du groupe.

Les éléments présentés soulignent notamment :

  • la rivalité persistante entre l’Inde et la Chine ;
  • l’absence de certains dirigeants lors du sommet ;
  • les hésitations de certains candidats à une adhésion complète.

Ces différences illustrent la difficulté de transformer un regroupement économique en véritable bloc politique homogène.

Les monnaies locales au cœur de la stratégie

Réduire certaines dépendances

L’un des axes majeurs du groupe consiste à favoriser les échanges commerciaux en monnaies locales.

L’objectif affiché est de limiter la dépendance aux systèmes financiers dominés par les grandes devises internationales.

Une évolution progressive

Les éléments présentés ne mentionnent pas de remplacement du système actuel, mais plutôt une volonté de diversification des modes de règlement et de financement internationaux.

Cette approche s’inscrit dans une logique d’autonomie économique accrue pour les pays membres.

Un défi croissant pour les économies occidentales

Des tensions commerciales persistantes

Selon les éléments fournis, les critiques émises lors du sommet ont suscité des réactions de l’administration américaine.

Des menaces de nouveaux droits de douane à l’encontre des pays jugés proches des BRICS ont notamment été évoquées.

Une contestation des règles existantes

Les BRICS ne sont pas présentés comme un bloc explicitement opposé à l’Occident.

En revanche, ils remettent de plus en plus en question certaines règles et institutions qui structurent l’économie mondiale depuis plusieurs décennies.

Cette évolution reflète l’émergence progressive d’un monde davantage multipolaire.

Lecture : fondamentaux vs mécanique de marché

L’essor des BRICS repose avant tout sur une réalité économique : le poids croissant des économies émergentes dans la croissance mondiale.

Leur démographie, leur industrialisation et le développement des échanges entre pays du Sud renforcent progressivement leur influence.

Toutefois, les éléments présentés montrent également que le bloc reste confronté à plusieurs défis internes. Les divergences géopolitiques, les intérêts nationaux parfois opposés et les différences de modèles économiques limitent encore sa cohésion.

Le sommet de Rio illustre ainsi une tendance de fond : les BRICS apparaissent de plus en plus comme une force de proposition dans la gouvernance mondiale, même si leur capacité à constituer une alternative pleinement intégrée reste à démontrer.

Lien vers l'article:

Abonnez-vous à notre newsletter

Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.