March 13, 2025

Depuis le 19 février, le S&P 500 a perdu 9,1 %, se rapprochant de la correction médiane historiquement observée sur les marchés américains.
Cette baisse a été principalement alimentée par les grandes valeurs technologiques.
Parmi les principales baisses :
Au total, les sept principales capitalisations technologiques américaines ont reculé de 16 % en moyenne.
Cette baisse s’est également traduite par une diminution de leurs valorisations :
Le Price-to-Earnings Ratio (P/E) mesure le rapport entre le cours d’une action et les bénéfices générés par l’entreprise.
Une baisse proche de 10 % peut sembler importante, mais elle doit être replacée dans son contexte historique.
La correction médiane observée sur les marchés américains est d’environ :
La baisse médiane atteint :
Cette comparaison ne permet pas de prévoir l’évolution future du marché, mais elle rappelle que l’ampleur d’une correction dépend souvent de l’environnement économique sous-jacent.
Au-delà du niveau de l’indice, plusieurs indicateurs permettent d’évaluer la situation.
Le S&P 500 se négocie autour de :
À comparer à :
Cette évolution traduit une contraction des multiples de valorisation.
Le Fear & Greed Index est passé en zone de « peur extrême », alors qu’il se situait en territoire neutre au plus haut du marché.
Cet indicateur vise à mesurer le niveau de confiance ou d’inquiétude des investisseurs.
Les données présentées indiquent que les hedge funds ont fortement réduit leurs positions, contribuant à la baisse récente mais diminuant potentiellement la pression vendeuse future.
Le modèle GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta indiquait une estimation de -2,4 % pour le premier trimestre.
Toutefois, selon les informations disponibles, ce chiffre serait fortement influencé par des flux d’importations d’or qui ne seraient pas comptabilisés dans la croissance finale.
Les indicateurs économiques sont décrits comme moins favorables qu’auparavant, sans permettre pour autant de conclure à une récession.
Les économistes ont commencé à réduire leurs prévisions de croissance et les analystes leurs anticipations de résultats d’entreprises.
Les données présentées soulignent néanmoins que ces ajustements interviennent souvent après les mouvements de marché.
Les raisons du recul observé sont largement identifiées :
Dans le même temps, plusieurs indicateurs montrent que le marché a déjà procédé à une réévaluation significative des valorisations, en particulier dans le secteur technologique.
Les données disponibles ne permettent toutefois pas de déterminer si l’ensemble des risques est désormais intégré dans les cours.
Les prochaines publications économiques demeurent déterminantes.
Les marchés surveillent notamment :
Ces éléments seront susceptibles d’influencer à la fois les perspectives économiques et les anticipations de politique monétaire.