Le S&P 500 a-t-il déjà suffisamment corrigé ?

March 13, 2025

Les faits de marché

Depuis le 19 février, le S&P 500 a perdu 9,1 %, se rapprochant de la correction médiane historiquement observée sur les marchés américains.

Cette baisse a été principalement alimentée par les grandes valeurs technologiques.

Les Magnificent 7 en première ligne

Parmi les principales baisses :

  • Tesla : -35 %
  • NVIDIA : -22 %

Au total, les sept principales capitalisations technologiques américaines ont reculé de 16 % en moyenne.

Cette baisse s’est également traduite par une diminution de leurs valorisations :

  • P/E moyen précédent : 30x
  • P/E moyen actuel : 26x

Le Price-to-Earnings Ratio (P/E) mesure le rapport entre le cours d’une action et les bénéfices générés par l’entreprise.

Pourquoi le « -9,1 % » peut être trompeur

Une baisse proche de 10 % peut sembler importante, mais elle doit être replacée dans son contexte historique.

En année normale

La correction médiane observée sur les marchés américains est d’environ :

  • -10 %

En période de récession

La baisse médiane atteint :

  • -24 %

Cette comparaison ne permet pas de prévoir l’évolution future du marché, mais elle rappelle que l’ampleur d’une correction dépend souvent de l’environnement économique sous-jacent.

Quel prix regarder et pourquoi ?

Au-delà du niveau de l’indice, plusieurs indicateurs permettent d’évaluer la situation.

Valorisation du marché

Le S&P 500 se négocie autour de :

  • 20,1 fois les bénéfices

À comparer à :

  • 24 fois les bénéfices lors des récents sommets de marché.

Cette évolution traduit une contraction des multiples de valorisation.

Sentiment des investisseurs

Le Fear & Greed Index est passé en zone de « peur extrême », alors qu’il se situait en territoire neutre au plus haut du marché.

Cet indicateur vise à mesurer le niveau de confiance ou d’inquiétude des investisseurs.

Positionnement des investisseurs

Les données présentées indiquent que les hedge funds ont fortement réduit leurs positions, contribuant à la baisse récente mais diminuant potentiellement la pression vendeuse future.

Les questions clés pour les marchés

Le risque de récession augmente-t-il ?

Le modèle GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta indiquait une estimation de -2,4 % pour le premier trimestre.

Toutefois, selon les informations disponibles, ce chiffre serait fortement influencé par des flux d’importations d’or qui ne seraient pas comptabilisés dans la croissance finale.

Les indicateurs économiques sont décrits comme moins favorables qu’auparavant, sans permettre pour autant de conclure à une récession.

Le ralentissement est-il déjà intégré dans les marchés ?

Les économistes ont commencé à réduire leurs prévisions de croissance et les analystes leurs anticipations de résultats d’entreprises.

Les données présentées soulignent néanmoins que ces ajustements interviennent souvent après les mouvements de marché.

Lecture : fondamentaux vs mécanique de marché

Les raisons du recul observé sont largement identifiées :

  • Tensions commerciales.
  • Inquiétudes sur la croissance.
  • Risques liés à l’inflation.
  • Niveau élevé d’incertitude politique.

Dans le même temps, plusieurs indicateurs montrent que le marché a déjà procédé à une réévaluation significative des valorisations, en particulier dans le secteur technologique.

Les données disponibles ne permettent toutefois pas de déterminer si l’ensemble des risques est désormais intégré dans les cours.

À quoi les investisseurs restent-ils attentifs ?

Les prochaines publications économiques demeurent déterminantes.

Les marchés surveillent notamment :

  • L’évolution de l’inflation.
  • Les données sur l’emploi.
  • Les indicateurs de croissance.

Ces éléments seront susceptibles d’influencer à la fois les perspectives économiques et les anticipations de politique monétaire.

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