Or : le rebond repose sur davantage qu'un simple refuge

August 10, 2026

Les faits


Après avoir perdu plus de 25 % depuis son sommet de 5 400 $/oz et brièvement cassé les 4 000 $, l'or a rebondi de plus de 7 % sur la semaine, sa meilleure performance depuis janvier.

Les positions acheteuses sur le COMEX, du côté des investisseurs financiers, sont au plus haut depuis plus de six mois.

En Chine, les ETF adossés à l'or enchaînent désormais 17 séances d'entrées, leur plus longue série depuis mars. Le seuil des 4 000 $ a clairement fait revenir les acheteurs institutionnels.

Le moteur du rebond a changé


Depuis février, la guerre avec l'Iran avait paradoxalement pénalisé l'or : pétrole plus cher, inflation plus élevée, risque de nouvelles hausses de taux et remontée des rendements réels américains.

Le mouvement récent traduit l'inversion partielle de cette chaîne. La communication de la Fed puis la faiblesse de l'emploi américain ont réduit la probabilité d'un nouveau resserrement monétaire. Dans le même temps, le dollar s'est affaibli, deux soutiens directs pour un actif qui ne verse aucun rendement.

L'intervention américaine sur le yen peut par ailleurs être perçue comme le signe d'une fragilité croissante du marché des Treasuries. Le marché semble ainsi avoir construit un nouveau plancher autour de 4 000 $ : retour des ETF chinois, demande physique à Shanghai, achats des banques centrales et reprise des positions financières.

Un rebond qui peut devenir plus durable — et profiter aux minières


Pour durer, l'or n'a pas besoin d'une nouvelle crise géopolitique. Le scénario le plus favorable serait plutôt un pétrole contenu, un ralentissement américain modéré, une Fed qui n'augmente plus ses taux et un dollar plus faible.

Les minières offrent alors un levier supplémentaire. Elles génèrent désormais un flux de trésorerie disponible très supérieur au précédent sommet de 2021 et, contrairement aux cycles passés, elles contiennent leurs investissements en privilégiant davantage dividendes et rachats d'actions.

Le GDX vient de franchir sa tendance baissière entamée en février. Si l'or consolide son rebond, les producteurs disposent donc à la fois d'un catalyseur de marché et de fondamentaux exceptionnellement solides.

Le signal le plus important n'est pas le rebond de l'or lui-même : c'est l'apparition simultanée d'un plancher de demande, d'un environnement monétaire moins hostile et d'une génération de trésorerie record chez les producteurs.

Lien vers l'article:

Abonnez-vous à notre newsletter

Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.