January 6, 2026

La doctrine Monroe, formulée en 1823, reposait sur un principe simple : l’hémisphère occidental ne devait plus être soumis aux interventions ou à l’influence des puissances européennes.
Avec le temps, cette doctrine a évolué vers une logique de primauté américaine sur l’ensemble des Amériques, notamment sous Theodore Roosevelt, avec la possibilité d’intervenir lorsque Washington estimait ses intérêts menacés.
Longtemps, cette logique est restée principalement :
Aujourd’hui, certains marchés parlent de “Donroe Doctrine” — contraction de DONald et MonROE — pour décrire une version plus économique et énergétique de cette stratégie.
Le principe serait de considérer les États-Unis, le Canada et l’Amérique latine comme un bloc énergétique stratégique intégré.
Selon les chiffres évoqués par les marchés :
Les marchés ne semblent pas interpréter cette stratégie comme une simple politique de baisse des prix de l’essence aux États-Unis.
Les États-Unis restent déjà le premier producteur mondial de pétrole et exportent une partie importante de leur production.
Les objectifs apparaissent plus larges.
L’Amérique latine est progressivement redevenue une zone de compétition géopolitique.
Les investisseurs considèrent que Washington cherche à limiter :
Le Venezuela occupe une place particulière dans cette logique en raison :
La stratégie semble également viser les ressources critiques :
Dans cette lecture, le contrôle régional ne concerne plus uniquement le pétrole, mais l’ensemble des ressources nécessaires aux technologies et à l’industrie moderne.
Les marchés considèrent également qu’un bloc énergétique continental plus intégré pourrait renforcer la capacité américaine à influencer les marchés mondiaux de l’énergie indépendamment de l’OPEP.
Le pétrole devient alors un outil géopolitique régional autant qu’un actif économique.
Le sujet ne se limite pas à une question de volumes pétroliers.
Même si les États-Unis produisent déjà massivement, la logique stratégique semble davantage porter sur :
Les marchés rappellent également que les chiffres souvent avancés autour des “40 %” de production mondiale dépendent des définitions utilisées.
En pétrole brut strict, le poids du bloc américain serait plus proche d’environ 28 % de la production mondiale.
Les chiffres plus élevés incluent généralement :
Les marchés surveillent particulièrement :
Le pétrole reste évidemment central, mais les métaux critiques deviennent également des indicateurs importants dans cette logique de souveraineté industrielle.
Les investisseurs regardent aussi les conséquences possibles sur :
Les marchés semblent voir émerger une nouvelle phase de régionalisation géopolitique.
Le monde économique apparaît de plus en plus structuré autour :
Dans cette logique, les ressources naturelles, l’énergie et les infrastructures deviennent des instruments directs de puissance.
La “Donroe Doctrine” illustre cette évolution :
Le Venezuela n’apparaît donc pas comme un sujet isolé, mais comme une pièce d’un jeu plus large autour de la souveraineté énergétique et de l’équilibre des puissances.
Les marchés semblent progressivement intégrer un environnement où :