February 13, 2025

La saison des résultats du quatrième trimestre 2024 s'est révélée particulièrement favorable pour les entreprises américaines.
Les bénéfices du S&P 500 sont estimés en progression de 15,1 % par rapport à la même période de l'année précédente. Il s'agit de la plus forte croissance observée depuis la fin de 2021.
Par ailleurs, 81 % des entreprises ayant publié leurs résultats ont dépassé les prévisions des analystes, un taux supérieur à la moyenne historique de 76 %.
Les secteurs ayant le plus contribué à cette dynamique sont les services de communication, avec une croissance des bénéfices de 32 %, la finance (30 %) et la consommation discrétionnaire (25 %). Parmi les exemples cités figurent Meta (+49 %), JPMorgan (+50 %) et Amazon (+35 %).
Plusieurs facteurs expliquent ces résultats.
L'économie américaine a conservé une croissance soutenue en 2024, avec un PIB en hausse de 2,8 %, après 2,9 % en 2023. Au quatrième trimestre, la croissance ressort à 2,3 % en rythme annualisé, en ralentissement par rapport aux 3,1 % du troisième trimestre.
La consommation des ménages est restée particulièrement dynamique, avec une progression de 4,2 %, son rythme le plus élevé de l'année. Selon les éléments fournis, cette évolution s'inscrit dans un contexte de recul des craintes de récession.
La diminution de l'inflation sous-jacente (Core PCE) au cours de la première moitié de l'année a également permis à la Réserve fédérale de réduire ses taux directeurs, facilitant les conditions de financement.
Enfin, l'intérêt pour l'intelligence artificielle ainsi que les anticipations liées aux promesses de réductions d'impôts et de déréglementation formulées après l'élection de Donald Trump ont contribué à renforcer la confiance des entreprises et des investisseurs.
Malgré des résultats solides, les marchés ont réagi avec prudence.
Selon les données présentées, les entreprises ayant publié des résultats supérieurs aux attentes ont enregistré, en moyenne, une variation de -0,1 % de leur cours de Bourse le jour de l'annonce. À l'inverse, les sociétés ayant déçu les attentes ont subi une baisse moyenne de 3,2 %.
Le S&P 500 avait atteint son dernier record le 23 janvier, après une progression de 25 % sur l'ensemble de l'année 2024.
Cette situation illustre la différence entre la qualité des résultats publiés et leur impact sur les marchés financiers.
Lorsque les valorisations sont déjà élevées, une grande partie des bonnes nouvelles peut être intégrée dans les cours avant même la publication des résultats. Les investisseurs deviennent alors plus exigeants : des performances conformes ou légèrement supérieures aux attentes ne suffisent plus nécessairement à provoquer une hausse des actions, tandis que les déceptions sont souvent davantage sanctionnées.
Selon les éléments fournis, la poursuite de la progression du marché américain en 2025 dépendrait principalement d'une nouvelle amélioration des bénéfices des entreprises, plutôt que d'une hausse supplémentaire des multiples de valorisation.
Par ailleurs, il est rappelé qu'un ETF Monde est aujourd'hui fortement exposé au marché américain, à hauteur d'environ 75 %, ce qui constitue un élément à prendre en compte dans l'analyse de la diversification.