November 25, 2025

Le carry trade repose sur un principe simple : financer un investissement dans une devise offrant des taux d’intérêt élevés grâce à un emprunt réalisé dans une devise où les taux sont faibles.
En 2025, le yen japonais demeure l’une des principales devises de financement utilisées pour ce type d’opération. Les taux d’intérêt japonais restent faibles malgré une remontée progressive observée ces derniers mois.
À l’inverse, les taux mexicains évoluent dans une fourchette de 10 % à 11 %, créant un différentiel particulièrement important entre les deux pays.
Cette différence de rendement a favorisé les stratégies consistant à emprunter en yen puis à investir en peso mexicain.
Selon les éléments fournis, cette combinaison a généré une performance supérieure à celle du S&P 500 au cours de l’année.
La première étape consiste à emprunter dans une devise dont le coût de financement est faible.
Le Japon a longtemps constitué un terrain favorable à ce type de stratégie en raison de politiques monétaires particulièrement accommodantes.
Les fonds empruntés sont ensuite convertis dans une devise offrant des taux plus élevés.
Dans le cas présent, le peso mexicain bénéficie d’un niveau de taux significativement supérieur à celui du Japon.
L’investisseur cherche alors à percevoir ce différentiel de rendement.
Le succès de l’opération ne dépend pas uniquement des taux d’intérêt.
L’évolution des devises joue également un rôle central. Si la devise de financement s’apprécie fortement ou si la devise d’investissement se déprécie, les gains liés au différentiel de taux peuvent être réduits, voire annulés.
C’est pourquoi le carry trade combine généralement un risque de taux et un risque de change.
Le principal moteur du trade reste l’écart entre les rendements disponibles au Japon et au Mexique.
Avec des taux mexicains situés autour de 10 % à 11 % et des taux japonais toujours faibles, le portage — c’est-à-dire le rendement lié au différentiel de taux — demeure particulièrement attractif.
Les éléments fournis indiquent que le yen est resté proche de ses plus bas niveaux tandis que le peso a bénéficié du phénomène de nearshoring et d’importants flux de capitaux.
Le nearshoring désigne le déplacement d’activités de production vers des pays géographiquement proches du marché final.
Dans ce contexte, l’évolution des devises est venue renforcer les gains liés aux taux d’intérêt.
Le S&P 500 a continué d’afficher une progression, mais les performances apparaissent davantage concentrées.
Selon les informations fournies, Google et Nvidia figurent parmi les principaux moteurs de surperformance, tandis que plusieurs autres membres des « Magnificent 7 » enregistrent des performances plus modestes.
Cette concentration a contribué à rendre la comparaison avec certaines stratégies alternatives plus visible.
La performance du carry trade yen/peso reflète à la fois des facteurs fondamentaux et des mécanismes financiers.
Du côté des fondamentaux, les écarts de taux d’intérêt entre le Japon et le Mexique créent un environnement favorable à la stratégie. Les flux de capitaux vers le Mexique renforcent également cette dynamique.
Du côté de la mécanique de marché, le maintien d’un yen faible joue un rôle essentiel. Tant que la devise utilisée pour financer les positions ne se renforce pas significativement, les investisseurs continuent de bénéficier du différentiel de rendement.
Cette dépendance au comportement du yen explique pourquoi les performances du carry trade peuvent paraître régulières pendant de longues périodes avant de connaître des ajustements soudains.
La principale vulnérabilité de la stratégie demeure l’évolution de la devise japonaise.
Selon les éléments fournis, la Première ministre Sanae Takaichi souhaite soutenir l’économie via un programme de relance important, dans un contexte où les rendements obligataires japonais atteignent leurs niveaux les plus élevés depuis 2008.
Si la Banque du Japon autorisait une remontée plus marquée des taux, le yen pourrait se réapprécier rapidement.
Dans un tel scénario, les investisseurs ayant emprunté en yen pourraient être contraints de clôturer leurs positions simultanément afin de rembourser leurs financements.
Ce phénomène, appelé « unwind », correspond au débouclage rapide d’opérations précédemment accumulées. Il peut provoquer une forte volatilité sur les marchés des changes et sur d’autres classes d’actifs.
Les événements observés en 2024 sont souvent cités comme illustration de ce type de mouvement.