Investir en 2025 : trois erreurs à éviter pour construire son patrimoine

January 28, 2025

Ne pas rester durablement en dehors des marchés

L'incertitude fait partie intégrante de l'investissement.

Les interrogations sur l'inflation, la politique monétaire ou les décisions des gouvernements sont présentes à chaque cycle économique. Attendre que tous les risques disparaissent avant d'investir revient souvent à attendre un contexte qui n'existe jamais réellement.

Les éléments fournis rappellent que le maintien d'une part importante de liquidités peut protéger temporairement un patrimoine, mais qu'à long terme, l'inflation peut en réduire le pouvoir d'achat.

L'exemple de Berkshire Hathaway illustre cette idée. Au 30 septembre 2024, le groupe détenait environ 325 milliards de dollars de liquidités, soit un niveau historiquement élevé pour la société. Malgré cette réserve importante, près de 70 % de ses actifs restaient investis, et sa performance sur l'année 2024 est indiquée à 25,5 %.

Pourquoi le « market timing » reste difficile

Chercher à investir uniquement après une correction importante peut sembler intuitif.

En pratique, cette stratégie suppose d'identifier non seulement le moment où les marchés vont baisser, mais aussi celui où ils repartiront à la hausse. Ces deux décisions sont particulièrement difficiles à prendre de manière répétée.

Selon les données présentées, sur le marché américain depuis 1961, les phases de hausse ont duré en moyenne plus de cinq ans, avec un gain moyen de 182 %. À l'inverse, les marchés baissiers ont duré en moyenne 14 mois, pour une baisse moyenne de 36 %.

Ces statistiques illustrent une caractéristique des marchés financiers : les périodes de progression ont historiquement été plus longues que les phases de repli. Elles décrivent des observations passées et ne permettent pas de prévoir les performances futures.

Dans cette optique, investir progressivement dans le temps constitue une approche souvent utilisée pour limiter l'impact des fluctuations de marché.

Pourquoi le marché américain occupe une place centrale

Les actions américaines affichent aujourd'hui des niveaux de valorisation élevés par rapport à de nombreuses autres régions.

Malgré cela, le marché américain représente environ 75 % de la capitalisation des principaux indices mondiaux selon les éléments fournis, ce qui en fait une composante importante de nombreux portefeuilles internationaux.

Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer cette position dominante :

  • une partie du marché américain, au-delà des grandes valeurs technologiques, est présentée comme disposant encore d'un potentiel de progression ;
  • l'économie américaine bénéficie d'une banque centrale capable d'ajuster rapidement sa politique monétaire ;
  • la consommation des ménages demeure un moteur important de l'activité économique ;
  • les perspectives de croissance restent supérieures à celles de nombreuses autres économies développées.

L'évolution future dépendra toutefois de nombreux facteurs, notamment de la capacité des entreprises à poursuivre la croissance de leurs bénéfices.

Lecture : fondamentaux vs psychologie

Ces trois principes reposent sur une idée commune : les décisions d'investissement sont souvent influencées par les émotions.

L'attente d'un moment « idéal » pour investir, la recherche du point bas parfait ou la volonté d'éviter un marché jugé trop cher peuvent conduire à rester durablement à l'écart des marchés.

Une approche disciplinée consiste plutôt à construire une stratégie cohérente avec son horizon d'investissement, son niveau de risque et ses objectifs patrimoniaux, tout en acceptant que l'incertitude fasse partie du fonctionnement normal des marchés financiers.

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