L'essentiel en un café
- Fed : +25 pb à 3,75-4,00 %, à l’unanimité, première hausse depuis juillet 2023 ; 16 membres sur 18 voient au moins une hausse de plus cette année.
- Taux : le 10 ans américain finit à 5,01 % après un plus haut depuis 2007 ; l’écart OAT-Bund atteint 100 pb, une première depuis 2012.
- Japon : la BoJ porte son taux à 1,25 %, plus haut depuis 1995, sans convaincre ; le yen touche 158 contre dollar avant une « rate check ».
- Énergie & IA : Brent à 103,33 $ après un pic à 108,75 $ ; l’appel à ralentir l’IA fait perdre 5 % aux semi-conducteurs lundi.
BANQUES CENTRALES
La Fed monte, et le dit ; Tokyo et Londres restent vigilants
- Fed, mercredi 16 : hausse de 25 pb à 3,75-4,00 %, vote 12-0 ; médiane des « dots » fin 2026 à 4,1 % contre 3,8 % en juin. Kevin Warsh : « l’inflation est trop élevée, et depuis trop longtemps ».
- Une économie qui tient : ventes au détail +1,2 % en août (+0,8 % attendu), ventes de contrôle +1,4 % ; le marché price 50 à 55 % de probabilité d’une deuxième hausse dès le 28 octobre.
- BoJ et BoE : la BoJ monte à 1,25 % (vote 7-2) ; la Banque d’Angleterre reste à 3,75 % à 6 voix contre 3, avec une inflation remontée à 3,1 %.
LE REGARD LUSIGNAN — Un resserrement crédible, mais qui n’est pas terminé : rester investi avec sélectivité, en gardant en ligne de mire la révision du PCE du 30 septembre et la Fed du 28 octobre.
TAUX & DETTE
5 % aux États-Unis, 100 pb pour la France
- États-Unis : le 10 ans termine à 5,01 %, le 2 ans a touché 4,74 % ; la courbe 2-10 ans est au plus plat depuis dix-huit mois et le taux hypothécaire à 30 ans atteint 6,97 %.
- France : écart OAT-Bund à 100 pb (Bloomberg), OAT 10 ans à 4,56 %, plus haut depuis 2008 ; environ 30 Md€ d’économies proposées pour 2027, projet de loi de finances le 30 septembre.
- Le seuil à surveiller : au-delà de 5,25-5,50 % sur le 10 ans américain, actions et obligations tendraient à évoluer dans le même sens (Bloomberg).
LE REGARD LUSIGNAN — Des taux à ces niveaux permettent de verrouiller des coupons élevés, de préférence avec protection du capital ; la signature de l’État n’est pas en cause, l’attention se porte sur la trajectoire budgétaire.
ÉNERGIE & GÉOPOLITIQUE
L’oléoduc saoudien, Ormuz et le diesel
- Oléoduc Est-Ouest : fermé après des attaques, il permettait de contourner Ormuz ; le Brent touche 108,75 $ mardi puis revient à 103,33 $ (–1,3 %), toujours +29 % sur trois mois.
- Ormuz : 9 pétroliers par jour en sortent, contre 25 à 30 avant le conflit (Morgan Stanley).
- Diesel : 6,25 $ le gallon en moyenne aux États-Unis, l’équivalent historique d’un Brent à 190 $ (Bloomberg) ; le pétrole et le 10 ans américain évoluent désormais de concert.
LE REGARD LUSIGNAN — Tant que l’oléoduc et le détroit restent perturbés, l’énergie entretient l’inflation et la volatilité : privilégier les solutions qui associent rendement et protection du capital.
ACTIONS
L’IA lève le pied, le logiciel respire
- Le choc de lundi : l’appel de Dario Amodei à ralentir les modèles les plus puissants, soutenu par Sam Altman et Elon Musk, fait perdre 5 % aux semi-conducteurs ; la cybersécurité gagne 11 %, les logiciels rebondissent.
- Sur la semaine : S&P 500 –0,1 %, Nasdaq 100 +0,9 %, Euro Stoxx 50 –1,5 %, CAC 40 –1,4 %, Nikkei +1,6 % ; les valeurs sensibles aux taux souffrent davantage.
- Valorisation : le S&P 500 traite environ 19 fois les bénéfices attendus, et le CAPE de Shiller est à 41, au niveau de 2000 ; en Europe, Volkswagen ramène sa marge 2026 à 1 % au plus.
LE REGARD LUSIGNAN — Avec des taux à 5 %, la valorisation devient le vrai sujet : rester investi, mais sélectif — ce sont les bénéfices, pas les multiples, qui portent le marché.
ACTUALITÉS SECONDAIRES
En bref
- Chine : production industrielle +5,2 %, mais ventes au détail +0,4 % et investissement fixe –7,2 % : la demande intérieure reste très faible.
- Or : +0,7 % sur la semaine à 4 379 $ malgré la Fed ; les ETF or ont collecté 18 Md$ en août, deuxième plus forte collecte mensuelle de l’histoire.
- Entreprises : Generac signe avec Amazon un accord pouvant atteindre 8 Md$ pour les centres de données ; Warren Buffett quitte la présidence du conseil de Berkshire Hathaway.
Ceci n'est pas un conseil en investissement.