September 24, 2025

Le métal jaune a atteint 3 780 dollars l’once après une progression particulièrement rapide depuis la mi-août.
Cette hausse intervient dans un contexte marqué par plusieurs évolutions simultanées.
Aux États-Unis, les débats autour de la politique monétaire occupent une place centrale. Les pressions exercées sur la Réserve fédérale alimentent certaines interrogations sur l’indépendance de l’institution et sur la confiance accordée au dollar.
Parallèlement, la baisse des taux décidée par la Fed en septembre réduit le coût d’opportunité de la détention d’or. Contrairement aux obligations ou aux dépôts bancaires, l’or ne génère pas de revenu. Lorsque les taux baissent, cet inconvénient devient relativement moins important.
La Chine joue également un rôle important dans la dynamique actuelle. Les achats officiels se poursuivent, tandis que plusieurs mesures liées aux importations, aux exportations et aux infrastructures de stockage ont été mises en avant.
Enfin, les flux financiers contribuent au mouvement. Les ETF adossés à l’or attirent de nouveaux capitaux et les sociétés minières exposées à l’or et à l’argent bénéficient d’un regain d’intérêt des investisseurs.
Les mouvements de prix particulièrement rapides sont souvent scrutés de près par les marchés.
Dans le cas présent, l’or a gagné près de 400 dollars par once en quelques semaines seulement. Historiquement, ce type d’accélération peut coïncider avec des périodes où les investisseurs cherchent davantage de protection face à des incertitudes économiques, financières ou géopolitiques.
Les éléments mentionnés incluent notamment les tensions internationales impliquant la Russie et Israël, ainsi que les interrogations sur l’évolution de la politique économique américaine.
Cela ne signifie pas nécessairement qu’une crise est imminente, mais cette dynamique traduit une demande accrue pour les actifs considérés comme des valeurs refuges.
Le franchissement d’un record historique constitue un repère psychologique important, mais il ne suffit pas à lui seul pour comprendre le marché de l’or.
Le fait que le métal jaune ait également dépassé son sommet ajusté de l’inflation de 1980 est particulièrement suivi par les investisseurs. Cette comparaison permet de replacer les prix actuels dans une perspective de long terme en tenant compte de l’évolution du pouvoir d’achat.
Au-delà du niveau absolu atteint, les marchés observent surtout la vitesse de progression et les facteurs qui alimentent cette hausse.
À première vue, voir l’or atteindre des records alors que les marchés actions évoluent également à des niveaux élevés peut sembler contradictoire.
Pourtant, ces deux marchés peuvent répondre à des logiques différentes.
Les actions sont soutenues par des facteurs tels que les anticipations de baisse des taux d’intérêt et les perspectives liées à l’intelligence artificielle.
L’or, de son côté, est souvent perçu comme un actif de protection face à certains risques : inflation, incertitudes politiques, tensions géopolitiques ou évolution du dollar.
Ces deux classes d’actifs peuvent ainsi progresser simultanément lorsqu’elles reflètent des scénarios distincts ou des horizons de temps différents.
L’évolution actuelle de l’or semble résulter de plusieurs moteurs convergents.
La baisse des taux américains, les interrogations sur le dollar, la demande institutionnelle chinoise et les flux vers les ETF créent un environnement favorable au métal jaune.
Dans le même temps, les marchés actions continuent de bénéficier d’anticipations plus favorables concernant la croissance et l’investissement.
Cette coexistence illustre la diversité des scénarios intégrés par les investisseurs. Certains privilégient les actifs exposés à la croissance, tandis que d’autres renforcent leurs positions dans des actifs considérés comme protecteurs.
Plusieurs éléments sont présentés comme susceptibles de modifier l’équilibre actuel.
Selon les éléments disponibles, un succès des politiques visant à attirer davantage d’investissements aux États-Unis pourrait soutenir la croissance et le dollar.
Un dollar plus fort constitue généralement un facteur moins favorable à l’or.
Une amélioration de l’environnement géopolitique ou commercial pourrait réduire l’attrait des actifs refuges et limiter la demande de protection.
L’évolution future dépendra donc de l’équilibre entre ces facteurs de soutien et les éléments susceptibles d’apaiser les inquiétudes des marchés.