August 28, 2025

L’année 2025 a été marquée par une succession de décisions affectant le développement de l’éolien aux États-Unis.
Parmi les principales étapes citées :
Cette accumulation d’événements contribue à renforcer l’incertitude réglementaire entourant le secteur.
Le contexte commercial s’est également durci.
Selon les éléments présentés, une enquête dite Section 232 a été lancée le 21 août concernant les importations d’éoliennes et de composants associés.
Le lendemain, l’extension de droits de douane de 50 % à certaines composantes du secteur — notamment les tours, nacelles et turbines — a ajouté une pression supplémentaire sur les coûts de développement.
Pour des projets nécessitant des investissements de plusieurs milliards de dollars, ces évolutions peuvent modifier significativement les équilibres économiques.
Le cadre fiscal a lui aussi évolué.
Le One Big Beautiful Bill Act, adopté le 5 juillet selon les éléments fournis, prévoit une réduction accélérée des mécanismes de soutien existants, notamment les crédits d’impôt PTC (Production Tax Credit) et ITC (Investment Tax Credit).
Un décret publié à la mi-juillet est venu renforcer cette trajectoire de diminution progressive des aides.
L’association de ces trois facteurs — autorisations plus incertaines, coûts plus élevés et soutien fiscal réduit — constitue un défi majeur pour le secteur.
Le projet Revolution Wind représente un tournant important.
Selon les informations fournies, un ordre d’arrêt immédiat a été prononcé au nom de la sécurité nationale.
Le chantier était pourtant déjà largement avancé, avec environ 80 % des travaux réalisés.
Le projet devait alimenter plus de 350 000 foyers.
L’un des enseignements majeurs de cet épisode est que même des projets déjà autorisés et en cours de construction peuvent désormais être confrontés à des interruptions imprévues.
Cette évolution accroît l’incertitude perçue par les investisseurs et les prêteurs.
Pour faire face à ce contexte, Ørsted a annoncé une augmentation de capital de 60 milliards de couronnes danoises, soit environ 8 milliards d’euros selon les éléments présentés.
Cette opération représente environ la moitié de la capitalisation boursière du groupe.
L’objectif affiché est de restaurer la solidité financière de l’entreprise et de réduire son levier d’endettement.
Ørsted a déjà investi environ 20 milliards de couronnes danoises dans Revolution Wind, avec encore 5 milliards à engager selon les estimations fournies.
Le projet Sunrise nécessiterait pour sa part environ 40 milliards de couronnes danoises supplémentaires.
La capacité du groupe à poursuivre ces investissements dépendra en grande partie de la visibilité réglementaire future.
Afin de réduire la pression sur son bilan, Ørsted prévoit également environ 35 milliards de couronnes danoises de cessions d’ici 2026.
Cette stratégie vise à renforcer sa flexibilité financière dans un environnement devenu plus exigeant.
Parmi les sujets surveillés par les investisseurs figure l’avenir du projet Sunrise.
Selon les éléments présentés, une éventuelle interruption de ce projet pourrait avoir un impact significatif sur les résultats futurs du groupe.
Les estimations mentionnent notamment :
Ces chiffres illustrent l’importance stratégique de ce projet dans les perspectives du groupe.
Les difficultés actuelles ne proviennent pas uniquement du contexte politique américain.
Les éléments fournis rappellent également plusieurs enjeux internes accumulés au fil des années :
Ces facteurs réduisent aujourd’hui les marges de manœuvre de l’entreprise face à un environnement réglementaire devenu plus complexe.
Le cas Ørsted illustre la rencontre entre deux dynamiques distinctes.
D’un côté, les fondamentaux industriels : besoins énergétiques, développement des infrastructures et projets déjà engagés.
De l’autre, la mécanique politique et réglementaire : autorisations administratives, fiscalité et commerce international.
Les marchés doivent désormais intégrer davantage de risque réglementaire dans l’évaluation des projets d’énergies renouvelables aux États-Unis.
Pour Ørsted, la capacité à mener à terme les projets en cours, à exécuter son programme de cessions et à stabiliser sa structure financière apparaît centrale.
L’évolution du cadre politique américain restera néanmoins un facteur déterminant pour l’ensemble du secteur.