Septembre, le mois maudit des actions ?

September 3, 2025

Les faits de marché

Les statistiques de marché attribuent à septembre une place particulière dans le calendrier boursier.

Selon les données présentées, le S&P 500 et le MSCI ACWI ont enregistré en moyenne une performance proche de -2 % sur les dix dernières années durant ce mois.

Cette période apparaît ainsi comme la moins favorable de l’année pour les actions.

L’exemple de 2022 reste particulièrement marquant, avec une baisse supérieure à 9 % sur le S&P 500 au cours du mois de septembre.

Ces chiffres contribuent à entretenir la réputation d’un mois souvent redouté par les investisseurs.

Pourquoi septembre est-il historiquement plus difficile ?

Les ajustements de portefeuille

La rentrée marque souvent une période de réévaluation des allocations.

Après les mois d’été, de nombreux investisseurs institutionnels procèdent à des ajustements avant la publication des résultats du troisième trimestre.

Selon les éléments présentés, certains fonds peuvent également réaliser des prises de bénéfices dans le cadre de leur propre calendrier fiscal ou comptable.

Ces mouvements créent parfois des pressions vendeuses temporaires.

Les rendez-vous des banques centrales

Septembre correspond fréquemment à une période importante pour la politique monétaire.

Les réunions de la Réserve fédérale américaine figurent parmi les événements les plus suivis de l’année.

Même lorsque les décisions sont anticipées, l’incertitude entourant les projections économiques ou les déclarations des banquiers centraux peut accroître la volatilité.

Le facteur psychologique

Le retour progressif des investisseurs après la période estivale s’accompagne souvent d’une hausse des volumes d’échanges.

Cette reprise de l’activité peut amplifier certains mouvements de marché.

Les éléments présentés soulignent également que septembre ne bénéficie généralement pas des flux de capitaux observés en début d’année ou au printemps, périodes souvent soutenues par les nouvelles allocations d’investissement ou le réinvestissement des dividendes.

Pourquoi 2025 pourrait être un cas particulier

Un positionnement déjà très exposé

Les CTAs (Commodity Trading Advisors), investisseurs systématiques qui suivent les tendances de marché, apparaissent fortement positionnés selon les données fournies.

Leur exposition se situerait au 100e percentile historique.

Dans un tel contexte, une hausse soudaine de la volatilité pourrait entraîner des ajustements mécaniques de portefeuille et accentuer les mouvements de baisse.

Des ventes d’initiés observées

Les éléments présentés mentionnent également d’importantes ventes réalisées par des dirigeants et initiés d’entreprises.

Ces opérations sont régulièrement surveillées par les marchés car elles peuvent être interprétées comme un signal de prudence, même si leurs motivations peuvent être multiples.

Une saisonnalité connue de tous

L’un des paradoxes des marchés financiers est que les phénomènes les plus connus peuvent parfois s’autoalimenter.

Lorsque les investisseurs anticipent une faiblesse saisonnière, certains choisissent d’adopter une posture plus prudente, ce qui peut contribuer à renforcer le mouvement attendu.

Les facteurs qui pourraient limiter la baisse

Malgré cette réputation défavorable, plusieurs éléments pourraient atténuer l’impact de la saisonnalité.

Des flux particuliers toujours présents

Selon les informations fournies, les flux vers les ETF détenus par les investisseurs particuliers restent solides.

Cette demande constitue un soutien potentiel pour les marchés actions.

Un sentiment encore prudent

Les investisseurs ne semblent pas afficher un niveau d’euphorie généralisée.

Or, les corrections les plus sévères interviennent souvent lorsque le positionnement est extrêmement optimiste.

La prudence observée actuellement pourrait ainsi limiter l’ampleur d’un éventuel repli.

Quel indicateur regarder et pourquoi

Dans le contexte actuel, le VIX figure parmi les indicateurs les plus surveillés.

Le VIX mesure les anticipations de volatilité sur le marché américain.

Selon les éléments présentés, si la volatilité reste contenue, les investisseurs systématiques pourraient conserver leurs positions et éviter les ventes mécaniques souvent observées lors des épisodes de stress.

À l’inverse, une remontée rapide du VIX pourrait amplifier les mouvements de marché.

Les flux vers les ETF actions constituent également un indicateur clé pour évaluer la solidité du soutien apporté par les investisseurs particuliers.

Lecture : fondamentaux vs mécanique de marché

La faiblesse historique de septembre relève davantage d’une observation statistique que d’un facteur économique fondamental.

Les performances mensuelles résultent souvent d’une combinaison de comportements d’investisseurs, de contraintes de gestion et de facteurs techniques.

Les éléments présentés montrent qu’en 2025, les marchés abordent cette période avec un mélange de prudence et d’optimisme modéré.

La saisonnalité reste un élément à surveiller, mais elle ne préjuge pas à elle seule de l’évolution future des marchés.

Comme souvent en finance, les statistiques historiques fournissent un cadre d’analyse, mais elles ne constituent pas une prédiction.

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