November 12, 2025

La Suisse et l’Inde ont toutes deux été confrontées à un environnement commercial particulièrement difficile en 2025.
Selon les données fournies, les exportations suisses vers les États-Unis ont été soumises à des droits de douane pouvant atteindre 39 %, soit le niveau le plus élevé appliqué à une économie développée.
L’Inde a, de son côté, fait face à des droits pouvant atteindre 50 % sur de nombreux produits. Ces mesures ont été utilisées comme levier dans le cadre des discussions liées aux importations indiennes de pétrole russe.
Cette situation a créé une forte incertitude pour plusieurs secteurs fortement tournés vers l’exportation, notamment :
Les marchés actions ont reflété ces préoccupations.
Depuis le point bas du 9 avril, le S&P 500 a progressé d’environ 37 % selon les données fournies. Sur la même période, le Sensex ETF affiche une hausse de 14 % et le SMI suisse de 10 %.
Les mesures tarifaires ont affecté la visibilité des entreprises exposées au commerce international.
Pour la Suisse, les secteurs du luxe et de la pharmacie figurent parmi les plus concernés par l’évolution des relations commerciales avec les États-Unis.
Pour l’Inde, les entreprises exportatrices de biens et de services ont également évolué dans un environnement plus incertain.
Cette situation a contribué à une réévaluation des perspectives de croissance et à une décote relative des marchés concernés.
Au-delà de l’impact économique direct, les investisseurs ont dû intégrer un risque politique et réglementaire plus important.
Lorsque les règles commerciales apparaissent susceptibles de changer rapidement, les marchés exigent souvent une prime de risque plus élevée, ce qui peut peser sur les valorisations.
Les informations fournies indiquent que les discussions entre la Suisse et les États-Unis seraient avancées.
L’objectif évoqué serait un abaissement des droits de douane à 15 %, soit un niveau aligné sur celui appliqué à l’Union européenne.
Si elle se concrétisait, une telle évolution représenterait une réduction significative par rapport au niveau de 39 % mentionné précédemment.
Concernant l’Inde, les déclarations rapportées suggèrent un rapprochement entre les deux parties.
Selon les éléments fournis, un accord serait présenté comme proche, avec la perspective d’une réduction des droits de douane si certaines conditions liées aux achats de pétrole russe étaient remplies.
Même en l’absence d’accord finalisé, ce changement de ton constitue un élément suivi de près par les investisseurs.
Un autre développement important concerne la Cour suprême américaine.
Les données fournies indiquent que plusieurs juges auraient exprimé des interrogations concernant l’utilisation de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) comme fondement juridique pour certaines mesures tarifaires.
Sans préjuger de l’issue des procédures en cours, cette situation alimente les spéculations sur d’éventuelles modifications, annulations partielles ou ajustements des mesures existantes.
Les performances boursières récentes racontent une partie de l’histoire, mais elles ne reflètent pas nécessairement l’ensemble des perspectives.
La sous-performance relative du SMI et du Sensex par rapport au marché américain montre que les investisseurs ont déjà intégré une partie des risques commerciaux.
Si les tensions se réduisent effectivement, les marchés pourraient alors réévaluer les perspectives de croissance et de rentabilité des entreprises concernées.
À l’inverse, un retour des tensions commerciales pourrait prolonger la prudence observée depuis plusieurs mois.
Les fondamentaux économiques des deux pays demeurent un élément important du débat.
Du côté indien, les données fournies mettent en avant la croissance domestique et la présence de grands groupes tels que Reliance Industries, Tata Consultancy Services ou HDFC Bank.
Du côté suisse, les investisseurs continuent de s’appuyer sur des entreprises internationales de premier plan comme Nestlé, Roche ou Novartis.
Parallèlement, la mécanique de marché reste largement influencée par les questions tarifaires.
Une amélioration de la visibilité commerciale pourrait réduire la prime de risque actuellement intégrée dans les valorisations.
À l’inverse, le maintien de l’incertitude ou l’apparition de nouvelles mesures protectionnistes pourrait limiter cette dynamique.
Les marchés semblent ainsi évoluer à l’intersection de deux forces : des fondamentaux jugés solides et un environnement commercial encore instable.
Plusieurs éléments permettent d’envisager une amélioration :
Cependant, les informations fournies soulignent également plusieurs limites :
À ce stade, la trajectoire dépend donc largement de l’évolution des négociations commerciales et des décisions politiques à venir.