July 30, 2026

Tesla est entrée dans sa plus importante phase d'investissement : 5,8 Md$ de CAPEX au T2, pour plus de 25 Md$ attendus en 2026.
Cette accélération des investissements a entraîné un free cash-flow de -1,1 Md, malgré un chiffre d′affaires trimestriel record de 28,2Md et des livraisons également records.
Dans le même temps, les marges automobiles restent sous pression, tandis que les dépenses liées au Robotaxi, à Optimus, aux semi-conducteurs et aux infrastructures d'IA continuent d'augmenter.
Face à ces perspectives, le marché continue d'accorder une prime de valorisation à SpaceX (1 495 Md$ et 188 fois les bénéfices attendus) par rapport à Tesla (1 221 Md$ et 162 fois), même si cet écart s'est fortement réduit.
Tesla n'est plus seulement un constructeur automobile. Son ambition est désormais de devenir un acteur de l'IA physique : robotaxis, Optimus, logiciels de conduite autonome, stockage d'énergie et semi-conducteurs.
Cette transition crée une tension financière. L'activité automobile finance encore l'essentiel du groupe, alors que les nouveaux relais de croissance nécessitent des investissements massifs avant de générer des profits. Les marges restent sous pression et le marché s'interroge sur le calendrier de retour sur investissement.
À l'inverse, SpaceX dispose d'un modèle plus lisible, porté par Starlink, les services spatiaux et une génération de trésorerie plus régulière. Si cette dynamique se confirme, l'écart de valorisation avec Tesla devrait s'élargir.
Les complémentarités sont nombreuses : connectivité Starlink, centres de calcul, Grok, Terafab, infrastructures énergétiques, semi-conducteurs et IA. L'enjeu n'est pas de réduire les coûts, mais d'accélérer le développement d'un écosystème intégré.
En revanche, une fusion immédiate paraît peu probable. L'action SpaceX est sous pression avec plusieurs vagues de levée des lock-up encore à venir, tandis que Tesla reste sous pression le temps d'absorber son pic de CAPEX et de démontrer la rentabilité de Robotaxi et d'Optimus.
Le scénario le plus crédible serait 2027-2028 : SpaceX disposerait alors d'une monnaie d'échange plus solide, rendant une acquisition principalement en actions, avec une prime limitée, beaucoup plus facile à défendre auprès des actionnaires des deux groupes.
Le succès d'un éventuel rapprochement dépendra moins des synergies annoncées que du moment choisi pour utiliser l'action SpaceX comme monnaie d'acquisition.